17/05/2009Vive l'écorchée vive !En dépit de 18 éprouvantes heures de train de nuit et d'une grosse demi-douzaine d'heures à attendre dans une file d'attente - finalement pour rien et être moyennement bien placé, parce que les marseillais sont tous des gros bourrins impolis ! -, mon premier concert de la tournée 2009 de Mylène Farmer fût bien le grand moment de communion divine qu'il se devait d'être...
Avant d'aller plus avant dans ta lecture, cher lecteur, et si tu souhaites assister à l'un de ses spectacles prodigieux cette année sans déflorer auparavant la surprise de la découverte, je te recommande de sauter les lignes qui suivent, puisqu'elles comportent une part probable de "Révélation(s)"...
Comme à son habitude, Mylène fait un retour sur scène absolument gigantesque et propose un show fluide et hyper-léché, dont le soin et le goût du détail demeure une évidence. Une scénographie plus que parfaite fait apparaître la chanteuse en haut des escaliers où elle nous avait quitté à la fin de son spectacle de 2006, puis la fait disparaître au sein de ceux-ci, qui s'ouvrent, comme si elle ne se sentait plus capable de monter encore plus haut, comme si, résignée à sa fin, elle savait que l'ombre guette plus que jamais et comme si elle nous disait quelque part : "voici venu, là, l'heure de ma dernière scène"... Entre ces deux moments d'ouverture et de clôture, Mylène Farmer se sera donnée à fond, s'offrant entièrement et offrant à son public des titres de son dernier album, mais surtout une réorchestration explosive de bon nombre de ses anciens standards, tracklist un peu "best of" confirmant encore l'idée du spectacle ultime... hélas ! Il est tout de même très réjouissant de la voir évoluer ainsi deux heures durant, alternant des titres percutants brillamment mis en scène et chorégraphiés et des balades plus intimistes, sans fautes et sans temps morts, telle une véritable bête de scène ! Devant la grandeur du décor et des multiples effets spéciaux (lumières, pyrotechnie, écrans mouvants et démultipliés...), elle aurait facilement pu se retrouver noyée dans une machinerie boursouflée et tape à l'oeil, mais force est de constater qu'elle sait s'imposer et se rendre la cible principale de tous les regards, braqués avec émerveillement sur sa beauté et ses tenues toutes plus jeanpaulgaultiéisée les unes que les autres...
Tout juste sortie des flammes de l'enfer, brûlée au troisième degré dans sa tenue d'écorchée vive, Mylène entonne son Paradis inanimé, priant qu'on la laisse mourir tranquille dès le début de son concert (toute l'ironie farmerienne à son apogée, à l'image de ces "shut up" qui se faisaient entendre en introduction de son précédent spectacle). Après quelques tableaux dansants et de nouveaux indices pour appeler son numéro (les chiffres d'un téléphone s'inscrivent subrepticement et dans le désordre sur l'introduction d'Appelle mon numéro), elle nous offre deux titres un peu oubliés, intenses moments de grâce suspendus : A quoi je sers et Nous souviendrons nous. Sublimes images sensuelles sur Point de suture, larmoiements universels sur Rêver et Ainsi soit je, version rafraîchissante et jubilatoire de Libertine... sans oublier un final d'enfer, enchaînant une redécouverte réjouissante de Dégénération, qui prend tout son sens sur scène, un Désenchantée endiablé et un C'est dans l'air tout aussi entraînant, propulsé par un public conquis par un titre récent et tout aussi fédérateur que ses anciens tubes... ça fait plaisir à voir ! Un rappel viendra achever son public dans les cris et les larmes (et les coulées de lave...), comme il se doit... Auparavant, un tableau impressionnant aura peut-être encore plus marqué les esprits : une séquence toute d'humilité et de démesure mêlées (ah, le mythique paradoxe farmerien !) dans laquelle les deux statues de squelettes - éléments déterminants du décor - réparties de part et d'autre de l'escalier central se seront inclinés devant le passage de Mylène avant d'entamer une remontée spectaculaire après sa disparition, position debout et main tendue vers le ciel, représentation pertinente de la vanité humaine : l'homme se prend pour un géant, alors qu'il est déjà décharné et bientôt mort... L'un des moments les plus émouvants du spectacle, pourtant sans la moindre trace de la rousse sur scène ! Cet instant suspendu de quelques minutes permet également d'introduire subtilement l'album Avant que l'ombre dans le concert, alors qu'aucun des quinze titres qui le composent n'y est interprété...
En somme, on en a plein les yeux, plein les oreilles, et même si l'on peut regretter une version sans surprise de l'une de ses plus belles chansons, Je te rends ton amour (qui, après l'interprétation "juste" parfaite de 1999, partait il est vrai avec un sérieux handicap pour un retour en live...), on demeure en extase et en communion parfaite avec la déesse Farmer d'un bout à l'autre du concert, dont on regrette déjà qu'il soit passé si vite... Du coup, en digne mylèno-dépendant, on en redemande et j'ai même profité de la remise en vente du reliquat de places pour le Stade de France (il en reste d'ailleurs encore quelques-unes pour les retardataires...) pour m'ajouter une cinquième date à ma tournée personnelle* le 11 septembre prochain !
* (en plus de mes 13 et 20 juin et de mon 12 septembre, donc !) 19/04/2009Mâle heure (16-12-4)"Tout est chaos..."
C'est peut-être les feuilles d'automne sur les trottoirs. C'est peut-être le froid de l'hiver qui approche. C'est peut-être le gel, dehors. C'est peut-être l'ombre glaçante des fêtes de fin d'année qui plane à chaque coin de rue. C'est peut-être la fièvre, et ma maladie, qui n'en finissent pas depuis dix jours. C'est peut-être tous ces repas que je prends seul. C'est peut-être que personne n'est là pour réchauffer mon lit et pour lécher ma langue. C'est peut-être ma solitude. C'est peut-être moi. C'est peut-être la vie.
[Promis je vais essayer de ne pas me laisser aller.]
C'est peut-être Vous, qui ne répondez pas...
"Je cherche une âme, qui..." 18/04/2009L'école des foinsCa y est, je crois que je le tiens mon second "chef d'oeuvre" de l'année ! Après tout, en plus de 100 films vus en trois mois, on est en droit d'espérer au moins deux films d'exception... Eh bien c'est chose faite ce week-end avec le tchèque Country teacher(Venkovský Ucitel), qui succède sans démériter au suédois Morse(Låt den rätte komma in), sorti deux mois plus tôt... Réalisé par Bohdan Slama, dont c'est le deuxième long métrage, Country teacher raconte l'exil mystérieux d'un jeune professeur de biologie de la ville à la campagne. Sans trop déflorer le récit, on dira que le "secret" de ce jeune homme humble et "sensible" consiste à fuir ses désirs et finalement à se fuir lui-même... Autour de lui va se construire progressivement le schéma d'une tragédie classique : il va s'installer chez une agricultrice délaissée par son mari, qui va tomber amoureuse de lui, qui se montrera en fin de compte plus intéressé par le fils adolescent de cette dernière, qui lui-même aime une jeune fille qui le quittera pour un autre... Chaque personnage s'avère au bout du compte frustré de ses désirs insatisfaits, qui l'enferment dans une profonde solitude. Le film parle d'incommunication et de désespoir, des malheurs qui naissent des amours non partagées, voire pire : de l'accomplissement d'un désir à sens unique... Refoulant constamment ses propres sentiments, demeurant en retrait du monde et des autres, Petr (le professeur) finira par succomber à une pulsion qui le dépasse, et, après un fugace moment de plaisir né de l'accomplissement du désir, suivra un grand malheur... Rongé par la culpabilité, le personnage tentera même le pire ! Tout au long du film, il se montre constamment désolé pour tout, "s'offrant" fondamentalement aux autres, se mettant du mieux qu'il peut à leur service et s'oubliant ainsi lui-même... jusqu'au drame. Pavel Liska interprète magnifiquement cet être faible et sensible, seul face à un monde hostile... Mais le film, porté par une mise en scène vibrante et sublimée, s'offre aussi de nombreuses bouffées d'optimisme parmi tout ce noir désespoir, sous la forme d'un véritable hymne à la richesse du monde et à la différence. Par la durée de certains plans, il parvient même à capter magnifiquement l'invisible de l'âme humaine, toute la beauté de l'homme et de la nature qui le porte et le transcende... Et si Slama parle autant de solitude, c'est aussi pour montrer comment, parfois, plusieurs solitudes parviennent à se rencontrer et à s'apprivoiser : en témoigne le dernier plan du film, sublime et plein d'espoir, réunissant pour un court instant ces trois solitudes autour d'un jeune veau tout juste né... Un chef d'oeuvre absolu et immanquable ! 16/04/2009Pierre dureLes concerts de hard-rock, c'est rempli de garçons qui se mettent torse nu pour danser tous ensembles... ça serait pas un peu un repère de pédés ? Laisser le vent, vain, tout emporter..."Mais tout ce qui s'est passé
Glisse à côté
Comme l'eau sur les joues
Rester comme ça attaché
Quand l'autre a quitté
Et tous ces mots qu'on a dit
Mots qu'on a fuit
Où sont ils allés
Rester comme ça attaché
Ne peut rien changer
Alors va"
Je me fiche de connaître des tas de personnes. Au fond, je ne voudrais même n'en connaître qu'une seule... mais bien !
"Là j'irai bien te chercher
J'ai tellement changé"
On laisse partir celui qu'on aime quand il nous quitte... Ne rien faire pour le retenir, le regretter ensuite... D'abord haïr la vie, ensuite l'être aimé, enfin espérer qu'il vive bien, mieux que nous bien que sans nous... Changer, et ne savoir qu'après ce qu'il aurait fallu faire... Mille vie ne suffiraient pas à y parvenir et à remplir le vide ! 15/04/2009Coco zéro (avec zéro blague !)Ce soir, je me con-fesse : je suis allé voir Coco au cinéma... et comme il fallait s'y attendre, c'était affreux ! Moi qui n'avais vraiment rien contre Gad Elmaleh jusqu'alors, et qui l'avais même trouvé parfois plutôt subtil et touchant, voire "assez" drôle, eh ben là j'avoue... Berk ! J'avais rarement vu un film aussi vomitif... (Remarquez, ça peut être pratique pour certains...) Mais la bonne nouvelle n'est pas là ! En fait, suite à la très sarkozienne déclaration de "l'humoriste pas drôle" pour la défense du bouclier fiscal ("50 % de mes revenus aux impôts c'est énorme [ça, on s'en doute bien, mon "coco" !] et c'est assez..."), j'ai décidé de lui faire plaisir en lui permettant de payer moins d'impôts, en allant voir son film mais sans payer ma place... ou plus exactement : en payant une place pour un autre film ! J'ai ainsi pu voir Coco en donnant de l'argent à La journée de la jupe, qui passait à la même heure dans la salle voisine... Astucieux, non ? Un grugeage ciné-éthique ("cinétique", vous aviez compris, hein ?!) qui m'a du coup donné envie de recommencer l'opération pour mes prochaines séances... Hi hi hi, depuis que je joue les Robins des bois du cinéma, les plans machiavéliques pour redistribuer les richesses aux salles et aux films qui le méritent vraiment fusent comme le "pop corn climatisé" dans mon cerveau carbonisé... La chuteLa nuit avant la nuit d'avant, un bruit affreux m'a réveillé en sursaut... A demi conscient, ou inconscient, j'ai d'abord angoissé à l'idée que c'était la monstrueuse créature qui se cache sous mon lit qui faisait encore des siennes... Mais après avoir allumé et balayé l'ensemble de la pièce confinée du regard, j'ai fini par comprendre l'origine de ce terrible grondement nocturne : Mylène avait chu lamentablement ! Le calendrier officiel 2009 de MF s'était effondré sur le sol dans un monumental fracas, pliant un mois entier au passage... Affreuse déconfiture (des pépins) ! J'espère qu'il ne s'agit pas là d'un douloureux présage pour la tournée imminente... J-17 avant la régénération et J-24 avant mon prochain orgasme !! (à moins d'un miracle entre temps ?) Cendre KUn jour le peuple se redressera
Mais il sera trop tard
Il se relèvera
Mais plus jamais ne tiendra
Debout
Car il se rendra enfin compte qu'au-dessous de lui
Il ne marche plus que sur des moignons usés
Tout a déjà brûlé
Mes yeux, aveugles, le disent en vain 04/04/2009Impermanence (6-2-5)C'est bizarre comme les choses changent... Plus le temps passe, et moins je me vois finir avec quelqu'un... et la Solitude n'a parfois plus rien de tragique, ou de honteux, dans ma façon nouvelle de l'imaginer. Les choses dansent autour de moi et dans ma tête, les êtres et les âmes s'entre-choquent et se bousculent, le temps s'échappe à perdre haleine, sans doute à bout de souffle bien plus tôt que l'on veut se le faire croire. [...] Il peut m'arriver encore quelquefois de rencontrer des gens que je trouve sympas, agréables, avec qui je m'imagine pouvoir passer de merveilleux et délicieux moments, partager une poignée de secondes, de minutes, d'heures ou de jours, mais rien de plus que ces quelques moments, et sans la réelle conviction "originelle", celle d'avant "la Chute", de pouvoir imaginer quelque chose de plus tangible et de plus durable ou permanent. [...] Alors dans ces conditions, faut-il malgré tout aller plus loin et tenter quand même l'expérience, l'invitation à l'éphémère, même si l'on sait d'elle qu'elle n'aura de toute façon aucun sens?
[...]
C'est bizarre comme les choses changent... sans vraiment changer pourtant, car combien de fois ai-je déjà tenu pareil discours? sommes-nous condamnés à tourner sans fin autour d'un même thème, sans jamais pouvoir s'en défaire? Comment se dégager de toutes ses peaux mortes, et des oripeaux qu'elles pouvaient alors encore porter?
05/03/2009Vincent Delerm à la CigaleDepuis des années, je reste convaincu que ceux qui prétendent ne pas aimer Vincent Delerm se fondent généralement sur une idée parfaitement fausse qu'ils se font du personnage (basée notamment sur quelques articles de revues généralistes sans goût) et ne sont surtout jamais allés le voir sur scène... Car je ne cesserai jamais de le répéter et de le marteler à coup de burin : qui n'a jamais vu Delerm en concert ne peut pas dire qu'il connaît le style et les chansons de Delerm ! Son travail prend vraiment tout son sens "en live", car ce garçon est au fond ce qu'on appelle une "bête de scène", capable par exemple pour sa dernière tournée de proposer un spectacle de près de deux heures (!) sur sa seule personne... Qui, parmi les représentants de la chanson française actuelle, peut réaliser pareil tour de force, sans lasser ni ennuyer et avec une énergie constante ?!
En ce moment, vous pouvez le découvrir à Paris tous les lundis soirs à la Cigale (mais aussi bientôt au Bataclan et surtout un peu partout en province le reste de la semaine...), autour d'un concept de "spectacle total", imprégné de cinéma, mais aussi de photographie, de littérature et d'autres références multiples, reflétant constamment le bon goût d'un jeune homme cultivé, citant avec admiration mais jamais avec prétention... Conçu un peu comme le déroulement d'une séance de ciné, introduit par Léo (le lion de la MGM) devenu une peluche inoffensive, poursuivi par le choix d'un fauteuil dans une salle ou cet autre Léaud, prénommé Jean-Pierre, et conclu par un générique de fin, le concert clame chaque seconde l'amour de Delerm pour le septième art, de Fanny Ardant à François Truffaut, de Woody Allen à Trintignant, vieilles réclames de cinéma rouennais et décors reconstitués inclus. Le cinéma, qui transpirait déjà dans ses chansons depuis son premier album, devient là le contenu même du spectacle... Du coup, on s'interroge une fois les lumières rallumées : vient-on vraiment de voir un concert de Vincent Delerm ? ou n'a-t-on pas plutôt assisté à une projection cinématographique "vivante" ? Qui pourrait vraiment le dire, tant l'illusion est parfaite !
Tour à tour acteur muet, humoriste, metteur en scène, truquiste, bateleur, dilettante et artiste accompli, accessoirement musicien et chanteur (hé hé), le talentueux Vincent évolue sans relâche au sein d'une scénographie originale et maîtrisée, tel un poète un peu lunaire dont on perçoit l'émotion à fleur de peau... Devant un public sous le charme, âgé de 20 à 70 ans, il enchaîne habilement et subtilement des séquences drôles ou émouvantes, ou même les deux à la fois, entouré par deux complices musiciens et multifonctions, très doués eux aussi. Il en profite parfois pour proposer une réécriture complète de certaines de ses chansons, pour les faire renaître sur scène, comme autant de palimpsestes perpétuels... et contribue ainsi à cette complicité discrète mais profondément humaine avec la salle.
Notons enfin cette excellente politique pour le placement de son public, que j'avais toujours remarqué lors de ses précédents concerts : les premiers arrivés sont les premiers servis, du coup les plus riches ne sont pas automatiquement mieux placés que les moins riches...
Et puis surtout, idéalement placé dans la salle (au troisième rang à gauche, soit tout juste dans l'axe de Vincent face à son sublime Steinway & sons, son trois quart droit tourné vers la salle), j'ai pu m'adonner à l'une des trois choses que je trouve les plus fascinantes au monde : regarder danser les pieds de Vincent Delerm sous son piano... 01/03/20096EQUJ5 (signal Wow !)N'en déplaise à certains, "wow" n'est pas seulement une interjection rigolote ou l'acronyme arcanique du jeu vidéo World of Warcraft... C'est aussi un signal ! Et pas n'importe quel signal, puisqu'il s'agit peut-être d'une des rares (sinon la seule ?) preuves tangibles d'une forme de vie intelligente extraterrestre... ou alors pas du tout ! Dans la nuit du 15 Août 1977 à l'université d'Etat de l'Ohio, le radiotélescope Big Ear, fouillant le ciel à la recherche d'un signal extra-terrestre toute les nuits dans le cadre du projet SETI, détecte en effet un code déconcertant... Reproduit sur un listing par une inhabituelle suite de lettres et de chiffres, il stupéfia tellement le professeur Jerry Ehman, que celui-ci entoura le code et nota un légendaire "Wow !" dans la marge. D'une durée de 37 secondes, le signal fut abondamment et longuement discuté, mais aucune théorie explicative sur son origine n'a pu être vérifiée à ce jour... S'agissait-il d'un signal parasite à l'instar de réflexions d'émetteurs radios terrestres sur des satellites comme certains ont pu le suggérer ? S'agissait-il d'un phénomène physique naturel mais encore inconnu par la science, comme la rotation aléatoire d'un objet céleste ? Nul n'a jamais pu le prouver et le signal n'a jamais pu être observé une seconde fois. Rien n'empêche ainsi de penser qu'il s'agissait d'une transmission émanant d'une civilisation extraterrestre... Suite à l'observation d'autres signaux déconcertants, dont le plus récent date du 7 mars 2004, la ligue SETI a déclaré promptement "qu'ils pourraient tout simplement provenir d'une intelligence extraterrestre"... Quoi d'autre, après tout ?
Allez, si vous êtes bien sages, je vous dirai bientôt tout sur le bloop, un son d'ultra-basse fréquence venu du plus profond des océans et dont l'origine serait un terrifiant et gigantesque monstre marin que l'homme n'a encore jamais rencontré...
28/02/2009La tragédie du week-endMylène Farmer annule sa tournée 2009 !
sources : http://lonelylisa.com/media-1897fa7-A-quoi-bon.html La vérité en face- Je me protégeais...
- Ca, c'est la formule tendance... Avant, ça s'appelait de l'égoïsme !
"Le code a changé" est un film sympa sans plus, mais il a le mérite de donner à entendre ces deux répliques que je trouve absolument géniales ! La pertinence de la réponse, un peu sèche au demeurant, me paraît tellement symptomatique des gens d'aujourd'hui : individualistes, égoïstes, fuyants... Karin Viard, pure actrice devant l'éternité, donne d'ailleurs vie à cette sentence avec toute la fougue et la foudre qu'elle nécessitait ! 25/02/2009Des existences parallèles...Une fois n'est pas coutume, je suis prêt à vous encourager à regarder la télé, tout spécialement (voire même quasi-exclusivement !) le jeudi soir sur TMC... Depuis deux semaines, la chaîne diffuse Les chroniques de Sarah Connor, la série dérivée de la saga Terminator, enfin diffusée en France ! Pour le dire franchement, je m'attendais au pire en me lançant là-dedans, mais comme Le jugement dernier (Terminator 2) de 1991 fut mon film culte au cours d'un pan entier de mon adolescence, je me suis dit qu'il serait peut-être plaisant d'y jeter un coup d'oeil... surtout que l'histoire se passe juste après le second film ! Eh bien figurez-vous que j'ai trouvé ça pas mal du tout... Ca n'atteint certes pas la profondeur philosophique du chef-d'oeuvre de James Cameron, mais le tout est finalement assez intrigant et les effets des voyages dans le temps sont de toute façon un procédé scénaristique toujours distrayant... J'ai vu que la série s'étalait déjà sur deux saisons : n'ayant vu pour le moment que quatre épisodes, je ne garantis pas la qualité de la suite, mais le début me semble en tout cas prometteur... Surtout que le petit Thomas Dekker (dans le rôle de John Connor) n'est pas ce que l'on peut considérer comme un garçon repoussant... Rien à voir avec l'indépassable Edward Furlong, qui au temps de mes treize ans avait enflammé mes nuits comme aucun autre, mais bon, il faut bien vivre avec son temps désormais... Par contre, après avoir pris quelques renseignements, un léger souci m'a un peu troublé : visiblement, la série des Chroniques de Sarah Connor donne sa propre interprétation de la suite de Terminator 2, sans tenir compte du prospectif Terminator 3 (sortie en 2003) ni des Terminator 4, 5 et 6 à venir (dont le 4 sort au mois de juin prochain). Du coup, moi qui croyais que la série se voulait comme un pont entre le deuxième et le troisième film (un peu comme George Lucas avait fait The Clone Wars pour sa saga Star Wars), je suis un peu surpris de constater au final que la saga aura deux suites possibles (au choix du spectateur ?) à partir du dernier film de Cameron, le fondateur de la "franchise". Tout cela me laisse songeur quant aux perspectives possibles d'un tel procédé... Et si James Cameron réalisait enfin "son" troisième Terminator en prenant par exemple en compte la théorie que j'avais élaboré dans mon adolescence ? (à savoir qu'à la fin du Jugement dernier, Schwarzenegger abandonne un de ses bras articulé dans la bataille avant de s'autodétruire... il me semblait évident que tout nouveau scénario devait partir de CE point de détail !) Mais en allant par là, pourquoi ne pas réaliser cela pour d'autres sagas cinématographiques et télévisuelles ? Un nouveau Star Wars 3 dans lequel Anakin rejetterait les Sith pour demeurer Jedi ? (ce qui donnerait de toutes nouvelles perspectives pour les épisodes 4, 5 et 6...) Une toute nouvelle série X-files dans laquelle l'agent Fowley n'aurait pas abandonné prématurément l'agent Mulder ? (et dans ce cas quid de l'agent Scully à partir de 1993 ?) Un autre Cube², digne du premier Cube celui-là, afin de réaliser ensuite un Cube au cube ? (hé hé) Bref ! Ca pourrait vraiment être "la folie du spectacle" si tous les scénaristes se mettaient à faire ça... et les spectateurs n'y comprendraient très vite plus rien, un peu comme pour les multiples séries Star Trek.
No fate but what we make...
22/02/2009Morse sûrPlus je vais voir le film Morse au cinéma, plus je me rends compte de l'homosexualité latente qui parcourt l'ensemble du long métrage... celle du petit garçon blond, bien sûr, qui accèpte de sortir avec sa "copine" vampire même si elle n'est pas "une fille"... Dans le roman duquel le film est adapté, le personnage du vampire est d'ailleurs un petit garçon castré, ce qui est rendu plus ou moins explicite lorsque le petit garçon blond aperçoit brièvement l'entre-jambes de sa copine, où ne reste qu'une étrange cicatrice...
De nombreux détails, dialogues, scènes étranges... rendent une relecture homosexuelle de Morse possible, comme notamment l'homosexualité du père d'Oskar, assez subtilement amenée...
Bref ! Je ne le dirai jamais assez : Morse est LE chef-d'oeuvre de ce début d'année !! La meilleure part ?Le trésor d'un homme est-il dans ce qu'il laisse - des sentiments, des certitudes, des objets, des images et des gestes - ou dans ce qu'il garde ?
Sans doute ceux qui laissent énormément, ceux qui restent, n'ont-ils en eux qu'infiniment peu...
Tristan Garcia, in "La meilleure part des hommes" (Gallimard)
Hier, à mon affreux travail de bibliothécaire, j'ai attribué une session informatique à Tristan Garcia en salle de lecture, le merveilleux et bel auteur de La meilleure part des hommes, qui est, rappelons-le modestement, le meilleur roman de l'année dernière (et le seul que j'ai lu d'ailleurs... ;o)
Un jour, mon index droit a effleuré le bras gauche, nu et humide, de la chanteuse Zazie. Une autre fois, ma main a serré celle des cinéastes Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Un soir enfin, ma joue a reçu un baiser de RoBERT... Est-ce que ça donne pour autant la moindre valeur ajoutée à mon corps ? Est-ce que ça fait de moi un homme... meilleur ?
C'est clair, c'est clair, faut qu'ça m'fasse célèbre, faut qu'j'me grouille, i m'faut une oeuvre, tu vois, tu crois pas ?
19/02/2009La cinéphagie triomphante (ou comment ruiner UGC)Vous l'aurez peut-être remarqué de vous-même, mais je vais beaucoup (trop) au cinéma en ce moment... Qu'est-il arrivé, vous demanderez-vous avec étonnement, ai-je subitement reçu une considérable fortune, qui me permet de réaliser enfin mon fantasme de la "projection" permanente ? Eh bien en fait, c'est encore mieux que ça (si j'ose dire...), c'est UGC qui m'invite gracieusement à soulager ma boulimie de cinéma ! Bon, "m'inviter" est un bien grand mot, peut-être, puisque cela me coûte quand même une vingtaine d'euros par mois... mais ce n'est rien par rapport à ce que ma "consommation" disproportionnée leur coûte en réalité ! Bref, vous l'aurez compris, j'ai souscrit à la formule de la carte UGC "illimité" des cinémas MK2...
Que n'ai-je pas réalisé tout cela plus tôt, moi inconditionnel de septième art, moi qui dépensais jusqu'alors de 25 à 50 euros par mois en budget ciné ? me questionnerez-vous avec une curiosité non feinte... Eh bien à dire vrai, je m'étais braqué lors de la mise en place des cartes pseudo-"illimitées", dans la mesure où elles détruisaient durablement le système déjà très fragile de l'économie du cinéma français... Du coup, je m'étais toujours interdit de me laisser tenter par ces formules, sans compter ma forte aversion pour les salles UGC et les multiplexes en général... Et puis il a fallu une faiblesse le mois dernier, des frais de dossier offerts et une programmation en salles toujours plus abondantes en qualité...
En vérité, puisqu'il faut bien être honnête, j'y pensais depuis plusieurs mois... Depuis le lancement des cartes illimitées, la donne a quelque peu changé, le CNC a réglementé les choses du mieux qu'il a pu et résultat : le parc de salles accessibles avec la carte (essentiellement à Paris, soyons honnête) s'est considérablement élargi aujourd'hui (incluant les MK2 et de nombreuses salles indépendantes), au point que je peux continuer à boycotter les cinémas UGC, tout en ayant la carte UGC ! (Je trouve ça finalement très drôle...) L'idée a donc fait son chemin... et terminé sa route le mois dernier !
Mais surtout, la lecture de ce rapport palpitant en attestera, vu mon utilisation effrénée de la carte, je participe efficacement à l'équilibre économique du cinéma, en obligeant UGC à reverser des sommes astronomiques aux distributeurs et aux petites salles ! Je m'explique pour ceux qui ne se sentent pas le courage de lire le rapport de 50 pages susmentionné... En gros, en simplifiant à l'extrême, si chaque possesseur de carte paie 20 euros par mois, il ne rapporte pas forcément la même chose à UGC, voire leur fait perdre de l'argent, en fonction de sa fréquentation des salles... Le CNC a imposé un prix d'environ 5 euros pour chaque place de cinéma délivrée par le biais d'une carte. Sur ces 5 euros, si l'on applique les parts habituelles d'un ticket de cinéma, environ 2 euros vont à l'exploitant de la salle (UGC dans ce cas), 2 autres euros vont au distributeur du film vu et 1 euro en taxes diverses (essentiellement la traditionnelle TVA et la plus "cinématographique" TSA). Sauf que dans le cas d'une carte "illimitée", la part de l'exploitant se réduit comme peau de chagrin, voire devient carrément négative, si la carte s'avère "trop" utilisée, puisque l'exploitant aura la charge de compenser les taxes et la part du distributeur si le prix de l'abonnement mensuel ne suffit pas... Du coup, à partir de la quatrième entrée mensuelle d'une même carte, le système n'est plus rentable pour UGC, et il leur coûte de l'argent dès la septième entrée ! Actuellement, la moyenne d'utilisation d'une carte est de 3,55 entrées par mois, soit très légèrement inférieure au seuil de rentabilité pour l'exploitant de 3,59... Ce qui fait qu'il s'en faudrait de peu pour que tout bascule ! Ajoutons que c'est encore plus désastreux pour eux lorsque la carte est utilisée dans une salle indépendante "partenaire" (sachant qu'UGC se passerait bien de "partenaires", mais qu'il a l'obligation d'accepter dans son "réseau" toute salle mise en concurrence déloyale qui en ferait la demande...), puisqu'il leur faut ajouter encore la part de l'exploitant... Distinguons au passage les "partenaires" sans risque partagé (les petites structures, qui touchent ainsi systématiquement leur part sur chaque billet) et ceux qui partagent les risques (le cas unique des cinémas MK2).
Du coup, j'avoue que mon voeu secret (et pieu, hélas...) en prenant cette fameuse carte est aussi de ruiner UGC ! Ce qui ne serait d'ailleurs pas totalement impossible, à condition que la plus grande partie des possesseurs de la carte se mettent à aller au cinéma plus de sept fois par mois ! La durée d'engagement étant au minimum d'un an, ça pourrait sérieusement faire essuyer des pertes considérables à UGC avant même qu'ils puissent réagir en révisant leur offre tarifaire par exemple... Mais tout cela ne peut être, bien évidemment, la plupart des gens ne comprenant pas les enjeux et étant satisfaits de payer 20 euros pour aller moins de 4 fois au cinéma par mois...
Pour conclure, venons-en au côté le plus rigolo, avec mon "bilan cinéma" pour le mois de janvier... Ca me fait peur à moi-même de l'écrire, mais je suis allé voir 41 films au cours du mois dernier ! Chaque place m'a donc coûté la faramineuse somme de 39 cents d'euro !! Sachant que je suis allé 20 fois dans un cinéma MK2, 16 fois dans une salle indépendante et 5 fois dans un cinéma UGC (utilisé en dernier recours dans le cas où un film n'est diffusé que dans leur réseau ou que quelqu'un me force à le suivre dans ces lieux de perdition bruyants et popcornisés...), j'ai donc fait rapporter environ 82 euros aux distributeurs des films que j'ai vu (et donc à tous les ayant droits ayant collaborés aux oeuvres), 10,66 euros à l'Etat (TVA), 22,14 euros au compte de soutien pour la production cinématographique en France (TSA) et environ 32 euros à des salles indépendantes... le tout pour un investissement de départ de seulement 16 euros de ma poche (calcul de l'abonnement au prorata du mois en cours lors de la souscription) !
Etonnant, non ? (sur ce coup-là, je suis sûr de vous avoir captivé...) 11/02/2009MétaphysiquePourquoi est-ce que je n'arrête pas de penser à des canards en plastique jaune qui font POUIC quand on appuie dessus ? 09/02/2009De sources sûresNous venons de l'apprendre, Flavie Flament vient de succomber à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière où elle avait été admise dans un état grave la semaine dernière... DécèsFlavie Flament est morte ?  |
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